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*Photos
Rino Noviello

 Notre
galerie a choisi la s.a. Léon Eeckman pour assurer
les nombreuses expositions qu'elle organise
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Elodie
Antoine
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Elodie
Antoine sculpte souple, elle confectionne, ses beaux arts se vêtent,
se parent, s'habillent. Sortent de leur carcan. Son vocabulaire
est celui du prêt-à-porter, de l'ameublement, de la décoration.
Ses objets se plient, se repassent, se teintent, se brodent, se
pressionnent, se garnissent. Quelques mètres de coupons assemblés
peuvent prendre une importante place visuelle et mentale. A partir
de dizaines de petites pièces en laine et coton - un mini-laboratoire
d'êtres venus du fond d'une mer en tissu, de bibelots à porter,
de souvenirs crochetés -, elle choisit les plus sculpturales et
les agrandit, les transforme, les décline. Naissent des engins en
jute, en sisal ou en skaï que l'on peut prendre cette fois à pleines
mains, que l'on peut emporter comme un bagage lorsque la sculpture
devient utilitaire, cet utilitaire qui joue, qui sent, qui caresse,
qui réfléchit. Des objets qu'on ne regarde plus au fond de la vitrine-aquarium
et qui acquièrent de véritables qualités spatiales.
François
Liénard
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Daniel
Aulagnier
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Lorsque Daniel Aulagnier apparaît sur
la scène artistique, dans les années 70, à l’époque des performances, ses «
tragi-technies » et autres « hard » système le conduisent à invertir son propre
corps dans des processus et des dispositifs paratechnologiques. Par la suite, le
corps n’a pas disparu, mais il s’est intégré métaphoriquement – il s’est
extériorisé – à un corpus machinique et dans le jeu des tensions et des forces
qui s’y exercent.
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Silvia Bauer
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Artiste multiple d’origine autrichienne, SILVIA BAUER, vit et travaille à Bruxelles.
Diplômée en sculpture à l’Académie de Watermael-Boitsfort chez Gérald DEDEREN, formée dans les ateliers du Lakeview Art Center ( Peoria, Illinois, USA ) et chez Ingeborg WEIGAND ( professeur de peinture à Munich, en Allemagne ), elle s’exprime aussi bien en sculpture qu’en peinture et dessin.
Nombreuses expositions en Belgique et à l’étranger.
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Annie
Brasseur
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LE
GESTE TEMPERE PAR LA GEOMETRIE
Dans
un premier temps, les lames de caoutchouc
sont portées par une âme d’inox.
Progressivement,
la matière souple se libère du support
pour une expression ludique, minimale,
illimitée.
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Marie
Odile Candas Salmon
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"... mur d'acier avec de petits
échafauds partiellement ouverts comme des yeux clignotant
dangereusement..."
Le spectateur est invité à pénétrer dans
un univers sans issue, une sorte de sinistre couloir
où sonregard est attiré par des textes brfefs don't
début intrigue et le manque de fin d'angoisse.
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Philippe
Cardoen
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Extrait
de ONDE DE CHOC
Il y a des œuvres ambitieuses
qui concentrent en elles-mêmes une charges explosive répondant à
la violence du monde. Livrées à nos batailles, elles se posent en
miroir réfléchissant nos facettes de tous les possibles. « Les gises
» de Philippe Cardoen agissent comme telles, froides et imparables,
elles brutalisent, blessent, questionnent au-delà de toute maîtrise.
Pascale
Viscardy
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Jocelyne Coster
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Extrait de SCALES
Au centre de l’espace : une roue de 2m de diamètre dans laquelle une personne peut s’inscrire à la façon de l’homme de Vitruve. Elle est rythmée par 84 gradients, ce qui représente l’espérance de vie la plus haute de la planète, celle d’Andorre. Sur la circonférence de l’anneau, une portion de carte de l’hémisphère nord est reprise : celle de nos confortables latitudes…
Chacun peut entrer dans cet anneau, et, comme un hamster ou un prisonnier des temps anciens, le faire avancer au sol par sa propre énergie…
Aux murs, avec de semblables dimensions, des panneaux blancs, d’où apparaissent les empreintes noires de mains et de pieds, agrandis : les corps sont absents, évanouis dans cet espace monochrome, qu’ils soient recouverts d’un linceul, ou noyés dans les éblouissements de la neige et du brouillard. Les disproportions tordent ces humains reconstitués par le spectateur. Dans ces vides, on les imagine marcher, se rencontrer, porter l’enfant, s’accoupler, mourir…
Disposé en série, comme une iconostase, cet ensemble hiératique nous parle des étapes de la vie jusqu’à la mort avec des épidermes ridées, comme celle des momies dont on aurait conservé que l’empreinte, mais soufflée par l’aveuglante lumière d’Hiroshima : immatérielles.
Vincent Cartuyvels LA LIBRE 21 mars 2007 - 2007
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Laurence
Dervaux
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Laurence Dervaux traite de la fragilité de l'homme au travers de ses oeuvres,
jouant avec des fagots de porcelaine blanche représentant l'être dans sa
singularité. Effets plastiques surprenant qui soulignent avec force la vitalité
qui empreint chaque objet. L'artiste nous emmène dans les songes de la finitude
de l'espèce humaine mais mets aussi en valeur sa fragilité et le désir
d'éternité qui l'anime.
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Hughes Dubuisson
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J’entretiens avec la peinture un rapport avant
tout l’ordre affectif et physique dans le sens où je cherche, en l’aidant à se
réaliser, à établir une relation de corps à corps avec celle-ci. Support
métaphorique de la relation sexuelle, quête existentielle où l’acte pictoral
semble s’inscrire et faire la résurgence d’un état primitif profondément
archaïque. Il y a dans l’action de caresser, décraser, de pénétrer, de malaxer
la pâte compacte et peu diluée, devenue substitut de la chair, de la boue, du
putréfié, le besoin, la nécessité de combler par la tactilité un vide, un manque
de "contact" avec le monde imprenable à nous. |
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Benoît Félix
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Au commencement était le trait. Le trait de la main. La ligne libre, libérée de la main même, le mouvement de la pensée dessinée. La figure dans l'obscurité de la grotte. Le trait de Benoît Félix. Sa pensée aujourd'hui. Sa pensée dans notre présent. Le présent de sa main, la ligne, sa fonction dans la ville, dans l'urbanité de la ville qui ne se laisse pas envahir par le tumulte. Le trait, passage pour piétons, trait du sens interdit. Prélèvement des traits couturés ou interrompus. Le couper-coller de notre société du doute. Ici point de doute. La ligne s'affirme au creux d'un pli. La ligne séparatrice qui engendre le volume dans l'espace. La coupure, ses bords. Lieux du traumatisme dans la surface du blanc. L'ombre, l'ombre portée, portée à bout de bras par un dessin contemporain ayant acquis tous les relais de l'histoire. Les bisons de Lascaux, un bas-relief de la Haute Egypte, un acier monumental de Serra. Et s'imposant, ne se réclamant plus de la pensée d'un autre, tel un nouveau solfège, aussi vivant que le chant des oiseaux qui sort du corps dans son entier. Un dessin qui intègre l'abstraction, qui pointe sous la trame des sensations et qui est soumis à la perforation, aux agrafes, aux épingles. Et dans son application féconde Benoît Félix rend sa souveraineté à la couleur, à la transparence de l'aquarelle, au papier teinté par le brou de noix. C'est la loi du dessin qui se fait et ce qui est forme pour l'un sera matière pour l'autre.
Extrait du texte de Jean-Marie Stroobants / Bruxelles, août 2005
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Patrik Guaffi
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L'ensemble
de mes travaux est basé sur l'altération psychologique des souvenirs
et de la mémoire, sur la perte - recherche d'une Identité obtenue
par l'incidence d'autrui.
Stèle natale ou mortuaire,
célébration d'un symbole de stabilité vis-à-vis du futur présent
et de la mémoire d'une existence non vécue ou oubliée
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Morgane Le Guillan
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Poésie aiguisée à l’hospice
De petites bourses, couleur rouge, parsèment un sol, immaculé de poudre de cire servant à la conservation. Ces petits sacs contiennent une sélection de plantes destinées à la reproduction. Une étiquette nomme la contenance (description de la plante, vertus…) son mode d’emploi (infusion, bain, suppositoire…).
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Mireille Liénard
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Voici près de dix ans que
Mireille Liénard s'adonne à la sculpture. Pas à
n'importe quelle sculpture. En effet, l'artiste belge aime se nourrir
de littérature, de philosophie et d'histoire pour créer
des oeuvres contemporaines, véritables échos en trois
dimensions de mythes, de citations... Il faut dire que Mireille
Liénard travaille non seulement en Belgique mais aussi, depuis
quelques années, en Grèce. Aussi, fortement imprégnée
de la culture d'une des plus grandes civilisations de l'Antiquité,
trouve-t-on régulièrement dans son oeuvre des citations
de Platon, d'Homère... mais aussi du poète français
Charles Baudelaire, plus proche de ses origines. Voilà qui
donne le ton !
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Sylvie Pichrist
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Mon travail :
Ayant hérité du « savoir » de la couture, mon travail s’est orienté vers la mise en situation de vêtements et d’accessoires. L’intérêt pour les matériaux usuels détournés de leurs fonctions premières dans mes réalisations soulignent l’altération avec l’autre et le temps qui passe.
La question de la mémoire et de la fonction du corps et de la peau transparaissent dans des réalisations textiles, des accessoires ou des vêtements que je mets en situation ou que je juxtapose avec d’autres éléments.
J’en suis venue à travailler avec du filtre de hotte, des cotons démaquillants, des matériaux qui sont censés s’altérer avec le temps et dont l’usage est répétitif....
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Christian Rolet
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Christian Rolet
affectionne les matières. Il ne se contente pas d'apposer de l'huile ou de
l'acrylique sur une toile. Il lui faut diluer le produit, le combiner avec de
la cire ou du sable, mettre en continuité le lisse et
le râpeux, le translucide et l'opaque. Conséquence, sa peinture
est à la fois d'évidence et de mystère, limpide et complexe. L'aléatoire se
conjugue avec le voulu.
La forme identifiable avec l'évanescence abstraite.
De là sans doute la fascination irradiée par la majorité de cette production.
La thématique se rapproche de la pratique picturale. Elle met en présences
féminin et masculin, femme et homme.
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Olivier Colassin
& Jean-Baptiste Ryelandt
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Créateurs de fétiches, metteurs en scène
de fantasmes et d’effets sonsoriels, nous choisissons
des thèmes bateau, tout public, au lourd vécu et donc
fortement connotés. Ainsi s’offre à nous une large palette
d’émotions puisées dans un fatras d’illusions.
Nous lions chaque thème à un médium emprunté
au quotidien : le spectacle va être traité sous la forme
de miroirs, les péchés sous la forme de luminaires.
A l’intérieur du thème spectacle, par exemple, nous
créons par sujet (music-hall, show religieux, corrida,...)
un meuble miroir lui correspondant et destiné à se métamorphoser
au cours de son élaboration.
Il ne s’agit pas de donner un avis sur
les sujets traité mais plutôt d’en saisir le potentiel
poétique et narratif.
Autour du couple de base (sujet/médium)
se construit le fétiche, univers riche en allusions,
faisant appel aux manipulation du spectateur :
ouverture,
enclenchement de mécanisme, jeu de son et lumière, ...
Ces manipulations réveillent en lui réflexions et souvenirs.
Il devient acteur, participant indispensable à la création.
Olivier Colassin & Jean-Baptiste
Ryelandt
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Marc Vandemeulebroek
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Le bois, indissociable de l’arbre, est assurément un choix conscient dans mes travaux .
La charge symbolique de cette matière née de la conjonction de forces souterraines et de l’élan vital, la structure du tronc rythmée par le temps, le rappel incessant de la nature originelle, tout me pousse à l’élaboration d’un travail propice à la méditation…
Marc Vandemeulebroek
« A la fois fort, fragile et un rien sacré, le bois accompagne l’aventure humaine depuis la nuit des temps. Quand l’artiste le façonne, il renaît et prend, au gré des inspirations créatrices, des formes nouvelles qui sont autant de morceaux de vie rendus….. La matière infiniment respectée s’éveille sous les doigts agiles de l’artiste qui joue comme l’enfant qu’il fut, ou qui se fait savant comme l’architecte qu’il est. »
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Valérie Vogt
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Je suis peintre et la peinture avec sa surface unique exigeant la résolution, l’intégration des opposés, est pour moi d’une infinie richesse. J’y ai toujours cherché l’expression de lieux, d’espaces abstraits, dans lesquels nous puissions nous tenir dans toute notre verticalité. Tout signe appartenant au temps et à ses fluctuations, à ses transformations a toujours retenu mon attention. C’est ainsi que naturellement mes espaces picturaux sont devenus des Templum, ces espaces de la Rome antique délimités par les Augures qui y observaient le vol des oiseaux. En réalité des espaces-temps.
Les deux schèmes principaux qui organisent tous mes espaces picturaux sont la mémoire et le rythme. C’est dans la superposition infinie de « tissages » de couleurs que l’espace se forme petit à petit. Chaque couche picturale est la résultante d’un geste unique libéré de toute intentionnalité (il n’est donc pas le reflet d'une émotion, mais d’une disponibilité). Les multiples couches mutent en strates mémorielles qui, interagissant entre elles, rendent l’espace de plus en plus complexe et chargé d’épaisseur. Elles le transfigurent ainsi en lieu d’une lente anamorphose. En partageant ses stratifications infinies avec tout ce qui est, la mémoire rend possible l’ouverture à l’autre, au monde. Le rythme conçu comme qualitatif, synchroniciste, et non pas métrique ou quantitatif, est ce qui permet de rassembler le discontinu du monde et de notre expérience. Toujours en mouvement, il est ce qui préside à nos transformations incessantes, il est la matière du sens se faisant. Le rythme est ce qui nous plisse et nous lisse.
La temporalité, dans toute sa mouvance et son irréversibilité, a pris alors une importance de plus en plus grande. C'est ainsi qu'est née l'installation "Punctum", composée d'une suite de variations épousant les heures du jour (et de la nuit), forme empruntée à une structure occidentale séculaire.
Un tissage de noir et de blanc figurant l’expression de notre spatio-temporalité extérieure, constituent des fonds mémoriels. Une lente anamorphose à lieu alors, les variations se différencient. De l’aube à l’heure médiane, la lumière s’épanoui. Un renversement s’opère ensuite, l’ombre gagnant petit à petit les heures vespérales, nous fait plonger dans l’abîme de la septième variation nocturne. De plus, ces surfaces picturales se déplient d'heure en heure. Vécus dans tout leur déploiement, ils s’ouvrent à la simplicité. De la spatio-temporalité extérieure émerge, tel un pli porté à incandescence, notre propre spatio-temporalité intérieure, le punctum. Celui-ci est formé d’un unique geste pictural, rouge, peint directement à même le verre. Ce geste, semblable à une source, moment limite du dedans et du dehors, ouvre les espaces picturaux à tout séjour possible. Point de vue se déplaçant avec le spectateur, tache aveugle tout en étant translucide, le geste-source, est le foyer ordonnant la perception des espaces. Il se déplace de l’aube à la nuit d’est en ouest. Mus par le punctum, les fonds mémoriaux sont saisis par leur rythme. Point par le punctum, le spectateur s’ouvre à la recherche du sien propre. Par résonance. Les surfaces picturales, indissociables des verres bombés, forment des espaces spéculaires au pouvoir réfléchissant variable d’heure en heure. Très prononcé à l’aube, le reflet s’estompe aux heures chaudes, presque blanches, pour être plénier la nuit venue, cette dernière variation étant un miroir noir. Induisant un léger état hypnotique, ces surfaces spéculaires ont de tout temps révélé l’invisible, qu’il soit de nature épiphanique ou inconsciente. Les peintres aussi en faisaient usage car ces miroirs, tout en élargissant le champ de vision, dégageaient la perspective, et réduisaient les teintes, ramenant à l’essentiel. Dans une sorte de basculement, l'espace est redevenu premier.
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