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Discipline : Technique mixte / Installation / Gravures / Photographies |
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Sebastien Marciak
incision/incisione Gravures issues du cycle «blessures graphiques» «Une jolie femme aux épaules nues ou plutôt dénudées avec la peau rabattue de chaque côté...Horreur et splendeur viscérale. Manteau de chair à la doublure écarlate, sanglant et tendre décolleté... Mais ce n'était pas tellement terrible et pas si laid, simplement cruel et vrai.» Jacques Prévert, Imaginaires, Paris, Gallimard Folio, 2000.
«Incision»: remettre en question la sacralité du corps (historique de l'anatomie) en l'ouvrant est une blessure faite à l'idéal corporel; de même la remise en question des techniques traditionnelles de la gravure (incisione) est une blessure faite au «Beau-métier.» La langue italienne offre une belle illustration de ce dialogue. Incisione (gravure) est phonétiquement «l'incision» française. Je considère mon travail en décalage par rapport à la pratique traditionnelle de la gravure: imprimer sans ré-encrer; réalisation d'images de grands voir très grands formats, utilisation de papiers «bâtards» (feuilles de bloc-notes, papier millimetré, papier recyclable fragile...), utilisation de l'image numérique comme base pour l'impression traditionnelle... J'embrasse volontiers la proposition du Comte Lepic, graveur du XIXe siècle, qui remit au goût du jour un procédé découvert par Eugène Delâtre (1864-1938, graveur imprimeur) intitulé «la gravure mobile». Cette technique s'écartait du métier d'imprimeur classique en jouant sur l'encrage et l'essuyage: «Je suis maître devant ma plaque comme devant ma toile, je puis transformer tous les sujets suivant ma fantaisie, modifier leurs effets.» En s'écartant des codes de la gravure, il toucha plutôt à la pratique de l'artiste-graveur; terme qui n'était pas encore d'actualité à l'époque mais que je nomme et revendique comme tel. L'enjeu du projet est de proposer un médium fort peu représenté en Art contemporain. Il s'agit de montrer que cette technique, encore perçue (idée reçue peut-être) comme vieillotte, bloquée dans son savoir-faire, dans ses codes dogmatiques, peut répondre à des enjeux de création contemporaine. Travailler sur le corps est une façon de questionner la gravure, de la bousculer en brisant les codes traditionnels du métier pour établir une démarche plasticienne contemporaine sur fond d'un dialogue entre la blessure faite au corps et celle faite au support.
[ > CV <]
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l'artiste Sebastien Marciak E-mail: sebmk@hotmail.com |
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