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André
Stas Découper puis coller, c’est mettre à mal les
convenances André
Stas Galerie représantant l'artiste
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Astronomie Tout commence avec "Sur les autres mondes" des éditions Larousse trouvé sur une brocante. L’idée était d’insérer les collages dans le livre, de créer la surprise, de susciter le doute. Y a-t-il un collage sur cette page ? N’y en a-t-il pas ? Le livre, il faut se glisser dedans, y ajouter parfois très peu. Le résultat donne trois livres enluminés à ma manière, comportant chacun plusieurs centaines de collages détournant physique et astrophysique. Les ouvrages sur l’astronomie ont quelque chose de surréaliste en eux-mêmes : une planète à côté de la Tour Eifel, une boule énorme sur une plage, etc. Ces livres recèlent des images fortes par elles-mêmes. J’y ai glissé, souvent imperceptiblement, parfois plus nettement, d’autres situations étranges.
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Ce qui se passe ce sont des mots Tout commence par une commande du Ministère de la Communauté française pour une rencontre internationale sur l'alphabétisation. On m'a demandé slogans et collages. D'où l'idée que les mots pouvaient être traités comme une matière picturale, non pas seulement dans la peinture comme cela existait depuis longtemps, mais avec la matière des mots comme élément principal. Les mots dans l'espace, c'est une vielle tradition artistique. On remonte au moins à Rabelais avec ses paroles gelées...
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Les Chamans Tout commence par une référence à Topor qui prenait des journaux, regardait les images à l’envers et puis redessinait dessus. A force de regarder les magazines de mode, j’étais attiré par les flous, en arrière plans des modèles, J’y voyais des personnages et je voulais faire surgir ce qu’on ne voyait pas sur l’image imprimée. J’ai été stimulé par une vidéo montrant un chaman peindre ses visions sur toile. D’où mon idée de faire cela avec les « flous » trouvés dans les photos parues dans les magazines. A la différence d’autres collages où domine la rigueur à travers une ou deux oppositions, ici c’est l’enchaînement infini des idées et des images qui prévaut. Un enchaînement assez libre puisqu’il s’appuie sur la matière de l’image imprimée et non sur une idée initiale.
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Gueules de cons Tout commence avec un cadeau d’un pote qui déménageait : une caisse de magazine de cul ! Dans une pénétration, j’y ai vu comme un masque. Ce qui m’a donné l’idée de transformer le visage d’un portrait de Modigliani. Pour faire un collage de cette série, il fallait d’abord faire un « trou » dans une reproduction de tableau avant de combler le vide par une rustine adéquate. Cette série, c’est un jeu sur les codes de l’art, sur les rapports entre toléré et intolérable, entre imagerie de l’art et imagerie populaire de masse, sur les visages le plus souvent durs ou tragique de la peinture tout à l’opposé de l’image d’une jouissance.
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Les Chaises Tout commence avec Tom Gutt, poète et ramasseur de dossiers de chaises sur les poubelles. Il en réalise des assemblages avec titre gravé comme les noms, jadis, sur les chaises d'église. Il m'a dit: "Ce serait bien de faire des collages qui auraient les mêmes titres que mes dossiers".
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